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Le coup de cœur pour la soirée sans tabac (Sud-Ouest du 30 octobre 2007)

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A la fois expérimentation et coup de phare sur une mesure qui va se mettre en place rapidement, la soirée du vendredi 19 octobre dans « la Dame de Shangaïe » était une soirée sans fumée pour tester la volonté de ne pas allumer de cigarette et permettre de réfléchir à un futur comportement face à l’application de l’interdiction de fumer dans les cafés, hôtels, restaurants, discothèques et casinos au 1er janvier prochain.

Cent jours, c’est le temps qui reste aux fumeurs pour s’habituer à cette règle destinée à protéger les salariés, respecter les non-fumeurs et désacraliser l’image du tabac. Lors de cette soirée, la clientèle, comme le personnel du restaurant et du club, a bénéficié d’une balle anti-stress, de tests à l’intoxication et de substituts nicotiniques. A partir de minuit, les irréductibles du tabac n’ont pas pu résister : l’effet d’entraînement a fait son œuvre et l’ambiance s’est vite enfumée. Attention, ceci ne sera plus possible dans trois mois…

 

2 novembre 2007 - Aucun commentaire
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Un clip fumant (Sud-Ouest du 23 octobre 2007)

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Mc Blackoss : un nom à retenir. Ce jeune auteur, rappeur et chanteur de Bordeaux Bacalan, qui n’a pas encore atteint la majorité, risque fort de connaître le succès.
Vendredi dernier, au Centre d’Animation, beaucoup de jeunes étaient présents pour la projection officielle du clip nommé « Qu’est-ce qu’on peut dire des humains qui fument ? ». Tout un programme, rien que dans le titre.
Dans son clip, réalisé avec des moyens professionnels, Mc Blackoss tourne en dérision tous les fumeurs, de tabac ou autres, sur une musique bien rythmée qui mériterait de devenir un hymne à la jeunesse. On découvre ainsi les méfaits du tabac, avec d’abord la fumée qui égare un conducteur, l’arrêt du tabac et ses excès, mais surtout l’impact de la cigarette chez les plus jeunes. Le message de prévention du tabagisme passe bien grâce à l’humour.
Rêves de télé
Le clip a été tourné sur le quartier en deux jours avec une vingtaine de jeunes de Bacalan en vedette. Pourtant, ce projet remonte à l’année dernière. Entre l’idée elle-même et la concrétisation, il aura fallu près d’un an et demi. « Au début, ce n’était pas trop évident, mais on n’a pas lâché l’affaire, assure Mc Blackoss. Ce projet de clip vidéo, c’est un énorme travail. » Du choix de la chanson au montage, en passant par l’écriture du scénario et le tournage, c’est le Centre d’Animation de Bacalan qui a dirigé les opérations, entouré d’autres partenaires comme le conseil municipal des jeunes, le pôle régional de l’audiovisuel et la Caisse d’Allocations Familiales.
« C’est à Bacalan que mon futur se construit, affirme Franck Sakalou, alias Mc Blackoss. C’est dans ce quartier que j’ai été accueilli, que mes projets se réalisent grâce au soutien et à l’amour de ses habitants. » Il est très fier de représenter Bacalan. Lors de la présentation du clip, il a demandé aux jeunes de se lancer : « Si vous avez un projet dans la tête, n’hésitez pas. » Il a bien entendu remercié tous les partenaires, en commençant par les jeunes qui l’ont aidé et à qui il a offert un CD de son clip.
Mc Blackoss veut aller plus loin. Son rêve : voir son clip diffusé sur les chaînes de télévision, lui qui n’est plus vraiment un débutant. Comme chanteur de rap, R’n’B, zouk, reggae et pop-rock, il se produit depuis cinq ans sur le quartier. Ses premières représentations étaient lors des repas de quartier ou les fêtes de la musique. La dernière, c’était devant le maire lors de l’inauguration de la salle Point-du-Jour-Pierre-Tachou.
Des départs.
La fête ne concernait pas seulement la musique vendredi dernier au Centre d’Animation de Bacalan, mais les animateurs. Deux d’entre eux quittent la structure. D’abord Boualem Kassri qui part vers la Benauge après cinq années à Bacalan richement remplies et son amour de la boxe. Naïma Mhih Menssouri part plus loin, dans le Lot-et-Garonne, après trois années de bonheur auprès des jeunes du quartier. Comme cadeau, ceux-ci lui ont remis, entre autres, un T-shirt avec une multitude d’inscriptions comme « Naïma, c’est bête que tu partes, tu vas nous manquer ».
Quand Boualem Kassri a pris la parole, il a expliqué que sa façon de travailler c’était de ne pas s’enfermer longtemps. Lorsqu’une voix dans l’assistance lui a coupé la parole pour crier « Boualem, on t’aime », il a répondu : « Moi aussi, je vous aime, comme ce quartier que j’aime. Je ne suis pas tout à fait parti, vous me reverrez souvent. »

24 octobre 2007 - Aucun commentaire
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