logo

Priorité au lien social (Sud-Ouest du 3 juin 2008)

Bacalan. Association indispensable sur le quartier, la Régie de Quartier emploie une quarantaine de personnes

Le lien social comme objectif

les-activites-de-la-regie-de-quartier-habiter-bacalan-couvrent-lentretien-des-locaux-et-des-espaces-verts-le-rammassage-des-encombrants-et-la-mediation-scolaire.jpg


La onzième assemblée générale de « la Régie de Quartier Habiter Bacalan » se déroulait jeudi dernier. L’occasion de rappeler ses principales missions. La première et la plus importante consiste à apporter une contribution à l’amélioration du lien social. Le journal « Bacalan » dont le 21ème numéro est en cours de distribution dans toutes les boîtes aux lettres du quartier se présente comme le support idéal aux divers débats organisés sur le quartier avec les habitants et les autres associations.

La Régie de Quartier intervient également sur le quartier des Aubiers où un journal, « Les couleurs du Lac », réalisé lui aussi par les habitants, est également édité et distribué régulièrement. Chaque mois, les commerces des quartiers sont invités à apposer « le lien associatif », une affiche éditée par la Régie qui recense toutes les activités des associations, facilitant ainsi communication et échanges.

Une autre importante mission de la Régie de Quartier consiste à accompagner les habitants et les salariés de la Régie vers le monde « ordinaire » du travail. « Nous sommes l’un des plus gros employeurs de Bordeaux Nord, affirme Victorien Séry, le directeur de la régie, nous engageons les personnes qui habitent nos quartiers pour leur mettre le pied à l’étrier, servir de tremplin et les accompagner vers l’emploi durable. » C’est ainsi qu’une quarantaine de salariés, bénéficiaires majoritairement lors de leur embauche du Revenu Minimum d’Insertion ou chômeurs de longue durée, ayant peu de contact avec l’emploi, bénéficie d’un accompagnement social et d’un parcours de professionnalisation, de découverte d’un métier.

Ces salariés occupent avant tout des postes liées aux activités de services. C’est ainsi que la mission qui consiste à entretenir et améliorer le cadre de vie des habitants est accomplie par l’entretien et le nettoyage des parties communes des ensembles immobiliers collectifs. Le ramassage d’encombrants et l’entretien d’espaces verts sur les quartiers sont également assurés par la Régie.

Toujours dans l’optique du lien social, cinq salariés sont chargés de la médiation dans les quartiers. Pratiquant médiation, prévention et animation, un médiateur scolaire a été nommé en avril 2004 à l’école Labarde pour que celle-ci redevienne un lieu protégé de la violence quotidienne. L’été, un autre est chargé de la médiation à la piscine Tissot pour contre les incivilités.

Deux correspondants ont été nommés dans chaque quartier depuis octobre 2002 avec trois missions qu’indique Victorien Séry : « la restauration du lien social par la régulation des petits conflits de voisinage, l’intervention citoyenne sur les incivilités ainsi que la veille technique » qui consiste selon un des correspondants à « détecter ce qui peut être dangereux pour les habitants. »

Elu Président de la Régie de Quartier en septembre dernier, Robert Venturi a remercié « les partenaires remarquables » qui apportent leur soutien au financement et à l’emploi. Il a rappelé que le local de la Régie était un point de rencontre pour les habitants. « Son emplacement, au cœur de la cité du Port de la Lune, lui permet de recevoir des habitants pour faire une photocopie, demander un renseignement ou tout simplement parler. » Rolande Ménard, qui a été Présidente de la Régie, a rappelé qu’en 1995, la cité comportait près de 40% de logements vides à cause des problèmes de voisinage, c’est ce qui avait accéléré la création de la Régie de Quartier avec le projet de « mieux vivre ensemble ».

: Alain Mangini

L’aide sans frontières (Sud-Ouest du 6 mai 2008)

Humanitaire. Une association humanitaire réussit à aider les bordelais et financer des projets dans des pays en voie de développement


L’aide, sans aucune frontière


une-partie-des-benevoles-et-les-salaries-devant-la-boutique-mecanique-sans-frontieres-avenue-de-labarde.jpg

« Mécanique Sans Frontières » est une association installée depuis près de six ans avenue de Labarde, bien connue des bacalanais. Pour certains, il s’agit d’un lieu où l’on dépose vêtements et  objets dont on n’a plus l’utilité. Pour d’autres, « Mécanique sans Frontières » est un lieu d’accueil, une « Boutique de solidarité » où l’on peut se vêtir, acquérir un petit rien, puisque « vêtements et objets sont ici cédés, contre une modique participation » précise André Cendrez, le président de l’association.

 Deux personnes salariées,  réceptionnent trient, rangent,  les dons divers et vous  accueillent,  du lundi au jeudi, de 10H30 à 18 heures. Une visite dans l’arrière-boutique nous informe sur l’activité principale de  l’association : sur de grandes étagères, couvrant tous les murs, s’entasse le matériel en attente de réparation ou d’expédition  C’est dans cette arrière boutique que les bénévoles, adhérents cotisants, se chargent de la revalorisation des dons …revalorisation qui permettra la réalisation des missions ! Les compétences des bénévoles, pour la plupart retraités, sont bien évidemment mises à profit : un spécialiste des eaux, côtoie un spécialiste des machines à coudre, qui côtoie un spécialiste des photocopieurs…

Au départ, il y a 15 ans, « Mécanique Sans Frontière », fondée par Philippe Puyo, regroupait des amis passionnés de motos qui souhaitaient venir en aide à des populations rencontrées lors de périples effectués en Afrique.. « Philippe Puyo avait été touché par l’ingéniosité à recycler, à redonner valeur  aux objets de récupération, souligne André Cendrez, et  l’idée  lui est venue d’expédier des containers remplis de matériel utile, voire indispensable à ces populations. »                                                                                 

Petit à Petit, cette aide  qui se concrétisait essentiellement par l’envoi de matériel, au Sénégal et au Cameroun,  s’est transformée. Des antennes de Méca SF ont été ouvertes au Bénin, au Togo. « Une histoire, une rencontre, une demande, et on lançait une mission ! » C’est ainsi que des pays comme la Roumanie, la Bulgarie et l’Albanie ont pu recevoir des missions. « Au Maroc, par exemple, ce fut l’équipement d’un foyer d’accueil pour femmes victimes de violences conjugales. A Fangoumé, au Sénégal, ce fut la construction d’un four à pains, en partenariat avec le CEID. »

L’association a affirmé sa volonté de mener des vrais  projets de développement économique en milieu rural. « Nous privilégions la formation, continue André Cendrez. L’acheminement de matériel, n’est pas une fin en soi, il s’intègre dans un projet bien défini, et s’accompagne d’un volet de formation à la maintenance du matériel expédié »

Un tracteur

D’ici deux à trois mois, un « container dernier voyage » sera envoyé au Cameroun, à Baham près de Bafoussam., au bénéfice de «  l’Antenne Philippe Puyo » à qui l’association veut rendre hommage.   Ce container acheminera un tracteur, du matériel agricole, des outils destinés à l’équipement d’un atelier de maintenance. Cette mécanisation profitera aux GIC, groupements d’initiatives communautaires, constitués autour de l’antenne. L’association est aidée et soutenue dans ses projets par le Conseil Régional.

« Le bénévole qui accompagnera le container restera deux à trois semaines sur place pour former les  utilisateurs au fonctionnement, mais aussi aux réparations courantes. Pour compléter cet envoi, il nous manque à ce jour deux éléments indispensables : une charrue à disques et un semoir à grains de 3 ou 4 rangs. » insiste André Cendrez.

Les envois de containers ont un coût. La boutique reste un moyen pour financer ces expéditions. L’association recherche du matériel en état ou réparable facilement : informatique, hi-fi, vélos, motoculteurs, photocopieurs, matériel pour handicapés, outillage à main, romans et vêtements. Pour débarrasser caves et greniers d’objets utiles, l’association dont la devise est « Le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit » dispose éventuellement d’une fourgonnette, intervenant sur la CUB seulement.

: Alain Mangini

Contact : MSF, 7 avenue de Labarde, 05 56 39 67 30, mecanique_sf@club-internet.fr

7 mai 2008 - Aucun commentaire
Classé dans : Associatif, enseignement Tags: ,
Fermer
Envoyer à l'email