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Un tout jeune ring (Sud-Ouest du 4 avril 2008)

Bacalan. La nouvelle salle de boxe connaît un vif succès auprès des jeunes

Une salle de boxe à Bacalan

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L’installation d’un lieu dédié à la boxe dans la salle Cabanel de la place Buscaillet, en plein cœur de Bacalan, n’a pas fait que des heureux. La chorale a été obligée de s’expatrier car le ring et les installations autour ne laissent plus de place pour le chant. Par contre, ce sont les jeunes qui sont ravis. C’est à leur demande, lors d’un conseil de quartier, que la décision d’implanter une salle de boxe avait été prise. Ils sont venus en masse, surtout les plus grands, dès l’ouverture, début février. « Au début, c’était plus par curiosité, analyse Alamos Rodrigo, l’entraîneur d’ « Impacts Aquitaine » qui se partage sur trois antennes, Bacalan, le gymnase Barbey et le stade Chaban-Delmas. Les plus jeunes sont venus après. »

Visiblement, le courant est passé puisque le club compte 25 licenciés sur Bacalan, dont trois filles. Le travail intensif ne les a pas découragés, bien au contraire. « Ils sont à l’écoute, ajoute Alamos Rodrigo, mais il faut souvent les rappeler à l’ordre. On est dans un cadre bien précis, avec de la rigueur à respecter. » Il estime que ces jeunes possèdent du potentiel, l’important sera « leur investissement et le travail personnel qu’ils fourniront.»

Toutes les boxes sont pratiquées : du full contact, de la boxe française appelée aussi « savate », de la boxe thaïe et bien sûr, la classique boxe anglaise. Autour du ring, des sacs et des potences. En plus, dans la même salle, le club « Girondins haltérophilie » propose son matériel de musculation. Trois séances par semaine sont ouvertes aux boxeurs, les lundi, mercredi et vendredi soir à partir de 18H30. Un cours pour les 10-15 ans est proposé le mercredi de 17H30 à 18H30.

L’installation dans ce lieu est provisoire, faute de trouver mieux sur le quartier. Pourtant, le confort est rudimentaire : pas de vestiaires, alors que des féminines viennent régulièrement, et encore moins de douches, ce qui est vraiment dommage quand on voit l’état de transpiration des jeunes boxeurs à l’issue de l’entraînement.

: Alain Mangini

6 avril 2008 - Aucun commentaire
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Le promeneur de Bacalan du 4 mars 2008

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Le promeneur de Bacalan, remontant la rue Achard depuis les bassins à flots, a apprécié la nouvelle voie de circulation proposée aux véhicules jusqu’à la rue de New York. Il se demande à quelle période l’ensemble des véhicules seront obligés d’emprunter cette voie bordant le passage du tramway dans le sens « centre-ville – Pont d’Aquitaine », libérant ainsi une partie de la circulation de la rue Blanqui qui passerait, sur certaines portions rétrécies, en sens unique, comme promis en conseil de quartier.

Les jeunes au conseil (Sud-Ouest du 4 décembre 2007)

Bacalan. Consensus, éclaircissements et promesses ont été les maîtres mots du conseil de quartier de mercredi dernier

Un conseil vaut mieux que deux tu l’auras

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Dans le jeu de questions-réponses qui fonde les conseils de quartier, Alain Juppé a su encaisser les coups lors du conseil de Bacalan, répondre à la plupart des questions en éludant certaines autres. En bref, tout l’art de la politique. Si l’on excepte les faux débats sur la sécurité et l’avenir du pont-tunnel Bacalan Bastide, trois sujets sont ressortis mercredi dernier.

Commençons par celui qui aura permis un éclaircissement : la ZAC des bassins à flot. Robert Venturi s’est demandé, après avoir lu dans la presse que cette ZAC serait réduite, « pourquoi cette restriction financière porte essentiellement sur Bacalan alors que deux autres ZAC sont en préparation dans la CUB ? »

Le maire, a clairement parlé d’un problème de financement : « En accord avec le nouveau président de la CUB, nous avons essayé de chercher des solutions. Ni sur Belcier, ni sur Bastide, de priorité n’a été donnée. ». Le périmètre de la ZAC serait sensiblement réduit par rapport au projet initial avec autour un PAE, Plan d’Aménagement d’Ensemble, qui permettrait de mettre à la charge des constructeurs le financement des équipements publics. « Une ZAC sera créée au cœur du quartier de Bacalan, a assuré Alain Juppé, et un PAE autour. »

Robert Venturi a également abordé une question essentielle pour le quartier, celle du pont  du Pertuis : « A quelques jours de sa démolition, cet élément du patrimoine de Bacalan est une œuvre d’art utile à la candidature de Bordeaux pour 2013. Un pont moderne ne donnerait pas le même cachet près de la base sous-marine. » Il a aussi rappelé que ce pont était le dernier  de cette technique et de cette qualité en France, un des derniers patrimoines industriels de la ville de Bordeaux. « Sa reconstruction, a-t-il ajouté, réduirait la passe de 25 à 8 mètres en handicapant des projets d’avenir, un véritable sacrifice. »

« Le pont, je le conserverais volontiers, a répondu Alain Juppé, la décision ne m’appartient pas.  C’est au Port autonome  de décider. Entre les deux options, je verrais d’un très bon œil la réhabilitation du pont actuel. Seulement, le Port Autonome a mis dans la balance le coût, les délais et la faisabilité d’une réhabilitation et le Conseil Général a opté, dans une lettre du 24 octobre, pour la reconstruction. »

Des promesses.

Les jeunes ont ensuite pris la parole : « On n’entend rien sur les jeunes de concret. On voudrait travailler mais on ne trouve pas de travail. On n’a pas de qualification, on est sortis de l’école très tôt. » Le maire, conscient des difficultés rencontrées, a répondu : « Nous sommes prêts à vous aider et vous accompagner dans la recherche d’emploi. » Hugues Martin a promis que les jeunes allaient avoir dans les jours à venir une antenne de la maison de l’emploi installée entre les Aubiers et Bacalan.

Le maire a suggéré que, par le biais de cette antenne, on organise d’ici un mois sur Bacalan un forum sur l’emploi. « On pourrait faire venir dans cette salle 30 ou 40 entreprises, le club d’entreprises de Bordeaux-Nord. »

De plus, il a été proposé aux jeunes une rencontre de travail avec Guy Hengen et le centre d’animation de Claveau pour essayer de voir quel type de projet il serait possible de  bâtir qui  permettrait à ces jeunes d’utiliser, avec un encadrement adapté, cette salle trois jours par semaine pendant une heure.

Pour finir, le maire s’est adressé aux jeunes : « Vous n’habitez pas dans un quartier qui a mauvaise réputation. Il n’y a qu’une façon d’être respecté, c’est de respecter les autres, mais dans les deux sens. Je reviendrai dans deux mois, si rien n’a été fait, vous m’engueulerez. »

En conclusion, il a trouvé « cet échange super, ça prouve que les conseils de quartier servent au moins à quelque chose. »

: Alain Mangini

5 décembre 2007 - Aucun commentaire
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