Pont du
Pertuis.
L’association de défense des intérêts de Bacalan réagit
aux propos du préfet
Venturi vent debout

Robert
Venturi, secrétaire général de l’ADIQ, l’association de défense des intérêts de
Bacalan vient de réagir contre les propos du préfet concernant le Pont du
Pertuis dans une lettre déposée sur www.pontdupertuis.canalblog.com.
Dans le
communiqué du préfet, daté du 10 décembre, il était précisé que « la variante
réhabilitation avait été écartée au motif qu’elle ne répondait pas aux mêmes
objectifs de rétablissement de circulation (une seule voie) et qu’elle
impliquait un coût et des délais d’exécution nettement supérieurs à la solution
précédente », la construction d’un pont neuf.
Concernant
la circulation, Robert Venturi est catégorique : « La proposition de
réhabilitation permettait un profil en travers avec deux voies de circulation
automobile et cycliste, des passerelles élargies pour piétons, toutes les
fonctionnalités pour une circulation urbaine normale. »
Revenant sur
l’état du pont, Robert Venturi estime que ce pont n’est pas en état de grande
vétusté, « mais en mauvais état, de la faute du Port Autonome, et réparable ».
Evoquant le surcoût de la réhabilitation, il met dans la balance deux arguments
de poids. D’abord, « la préservation d’un patrimoine de très grande valeur,
puisque c’est le dernier pont connu de cette qualité architecturale » Robert
Venturi se tourne ensuite vers le futur, rappelant qu’un nouveau pont réduirait
la passe d’accès au bassin numéro 2 de 25 à 8mètres, « interdisant le passage
des multicoques de plaisance, condamnant les alvéoles de la base sous marine au
rang de simples baignoires en contrariant fortement tout projet de développement
artisanal ou de petites industries liés au naval. »
Robert
Venturi s’estime trompé : « On m’a sans arrêt ressorti des éléments erronés sur
les prix, sur les délais, sur les possibilités techniques. On a refusé
systématiquement de prendre en compte les études techniques et chiffrées
d’industriels réputés pour leurs compétences en mettant en cause, sans aucune
justification, leur capacité à remettre en état le Pont du Pertuis. »
« On aura un
pont, conclut le secrétaire général de l’ADIQ, pas un pont qui relie les hommes
entre eux, avec ce génie du lieu qui nous vient du passé mais qui assure aussi,
totalement, sa fonction économique et laisse passer tous les bateaux. Mais un
petit pont, qui laissera passer les petits bateaux et les gros camions.»
: Alain
Mangini
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