“Je me souviens…” de Pierre Cétois (merci Pierre !)
Je me souviens !
Au moment où les Québécois fêtent les 400 ans de la fondation de leur ville…
« Je me souviens… »
qu’ils n’oublient pas que nombre d’entre eux furent déportés (la grande transportation) dans les marécages d’Acadie ou des Everglades en punition de leur entêtement de ne vouloir parler que français…
« Je me souviens… »
qu’en souvenir de ce drame, aujourd’hui, les plaques d’immatriculation de leur véhicule portent ces trois mots :
« Je me souviens »
et, enfin, « je me souviens » qu’à l’âge de 13 ans, sortant de l’école, il y a 65 ans aujourd’hui, 175 habitants des quartiers nord de Bordeaux périrent sous les bombes (85 tonnes de bombes soit 340 bombes de 250 kilos) de 34 « Liberator », sans parler des 300 blessés… Ces bombardiers visaient, paraît-il, la base sous-marine…
« Je me souviens »
… c’était le
Pierre Cétois






pascallafargue dit :
Eh oui, moi aussi je me souviens de ces bombardements, ils ont détruits la maison de mon arrière-grand mère à Bacalan. Enfin “je m’en souviens” est une façon de parler, je n’étais pas né en 1943. Mais ce souvenir est inscrit dans l’histoire de ma famille.
didier dit :
que cela nous aide à nous rappeler qu’il n’y a pas de maison qui tienne, exceptée la maison de la langue, abri du souvenir comme outil de résistance. Une fois de plus, merci Pierre. Didier