L’aide sans frontières (Sud-Ouest du 6 mai 2008)
Humanitaire. Une association humanitaire réussit à aider les bordelais et financer des projets dans des pays en voie de développement
L’aide,
sans aucune frontière

« Mécanique Sans Frontières » est une association installée depuis près de six ans avenue de Labarde, bien connue des bacalanais. Pour certains, il s’agit d’un lieu où l’on dépose vêtements et objets dont on n’a plus l’utilité. Pour d’autres, « Mécanique sans Frontières » est un lieu d’accueil, une « Boutique de solidarité » où l’on peut se vêtir, acquérir un petit rien, puisque « vêtements et objets sont ici cédés, contre une modique participation » précise André Cendrez, le président de l’association.
Deux personnes salariées, réceptionnent trient, rangent, les dons divers et vous accueillent, du lundi au jeudi, de
Au départ, il y a 15 ans, « Mécanique
Sans Frontière », fondée par Philippe Puyo, regroupait des amis passionnés
de motos qui souhaitaient venir en aide à des populations rencontrées lors de
périples effectués en Afrique.. « Philippe Puyo avait été touché par
l’ingéniosité à recycler, à redonner valeur
aux objets de récupération, souligne André Cendrez, et l’idée
lui est venue d’expédier des containers remplis de matériel utile, voire
indispensable à ces populations. »
Petit à Petit, cette aide qui se concrétisait essentiellement par l’envoi de matériel, au Sénégal et au Cameroun, s’est transformée. Des antennes de Méca SF ont été ouvertes au Bénin, au Togo. « Une histoire, une rencontre, une demande, et on lançait une mission ! » C’est ainsi que des pays comme la Roumanie, la Bulgarie et l’Albanie ont pu recevoir des missions. « Au Maroc, par exemple, ce fut l’équipement d’un foyer d’accueil pour femmes victimes de violences conjugales. A Fangoumé, au Sénégal, ce fut la construction d’un four à pains, en partenariat avec le CEID. »
L’association a affirmé sa volonté de mener
des vrais projets de développement
économique en milieu rural. « Nous privilégions la formation, continue
André Cendrez. L’acheminement de matériel, n’est pas une fin en soi, il
s’intègre dans un projet bien défini, et s’accompagne d’un volet de formation à
la maintenance du matériel expédié »
Un tracteur
D’ici deux à trois mois, un « container dernier voyage » sera envoyé au Cameroun, à Baham près de Bafoussam., au bénéfice de « l’Antenne Philippe Puyo » à qui l’association veut rendre hommage. Ce container acheminera un tracteur, du matériel agricole, des outils destinés à l’équipement d’un atelier de maintenance. Cette mécanisation profitera aux GIC, groupements d’initiatives communautaires, constitués autour de l’antenne. L’association est aidée et soutenue dans ses projets par le Conseil Régional.
« Le bénévole qui accompagnera le container restera deux à trois semaines sur place pour former les utilisateurs au fonctionnement, mais aussi aux réparations courantes. Pour compléter cet envoi, il nous manque à ce jour deux éléments indispensables : une charrue à disques et un semoir à grains de 3 ou 4 rangs. » insiste André Cendrez.
Les envois de containers ont un coût. La boutique reste un moyen pour financer ces expéditions. L’association recherche du matériel en état ou réparable facilement : informatique, hi-fi, vélos, motoculteurs, photocopieurs, matériel pour handicapés, outillage à main, romans et vêtements. Pour débarrasser caves et greniers d’objets utiles, l’association dont la devise est « Le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit » dispose éventuellement d’une fourgonnette, intervenant sur la CUB seulement.
: Alain Mangini
Contact : MSF, 7 avenue de Labarde,






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