Symbiose picto sculpturale
Béatrice Pontacq et Frédéric Raffy, peintre et sculpteur proposent une exposition commune
Les toiles de Béatrice Pontacq ne sont pas traditionnelles. Elle aime travailler la terre “pour y retrouver ses racines”. Sur toutes ses toiles, elle utilise de la terre qu’elle étale comme une peinture. Toujours à la recherche de vibrations et d’émotions, elle propose des toiles dans lesquelles plusieurs lectures sont possibles, comme des paysages abstraits.
Bétarice Pontacq avoue être “touchée par la fragilité”. Elle propose des toiles volontairement abîmées, avec les bords des toiles non achevés. Elle cherche à représenter la profondeur et le mystère en utilisant parfois de l’or, sinon un magnifique rouge vermillon, mais aussi du noir qu’elle considère comme une couleur importante pour mieux faire surgir la lumière.
Les sculptures de Frédéric Raffy sont aériennes. Certaines sont accrochées, tournant au-dessus des têtes des visiteurs au numéro un de la rue des Etrangers où les deux artistes exposent jusqu’au premier juillet. Frédéric Raffy est architecte. Il est arrivé à la sculpture de manière fortuite. Il a toujours été fasciné par les emballages en polystyrène. Toutes ses sculptures sont réalisées dans cette matière légère, facile à travailler.
Ces petits blocs sont collés, reliés par des piques en bois et recouverts de papiers de récupération. On y trouve ses croquis d’architecte, du papier kraft, des enveloppes. Il crée ainsi des formes différentes, des coquillages, des sphères, des spirales, mais constamment “à la recherche de la rupture”, n’hésite pas à créer des sculptures défiant les lois de la gravité.
Il faut tourner autour de ses sculptures pour les visiter, comprendre le travail de l’ombre et de la lumière voulu par l’artiste qui souhaite “créer le vide comme une potentialité” en jouant sur le concave, le convexe et la torsion.















